In memoriam

In memoria lui Nicolae Iorga si Ionel I. Bratianu

Jianu Liviu-Florian

Au fost odata, intr-un parlament,

Un inginer si-un mare intelept.

Se discuta cu patima, ardent,

Vreun caz despre Istorie, si Drept.

 

 

 

Si inginerul, Prim Ministru , chiar,

Dupa-ntelept, vru sa deschida  gura.

“Ce sa ne-nveti?,  spuse-nteleptul, rar.

Si inginerul a raspuns: “Masura!”

 

 

 

La vie dans les pages de journal – Les relations franco-roumaines dans les encyclopédies français

par Tatiana Scurtu-Munteanu

„Si la science n’a pas de patrie, l’homme de science en a une”

Les relations d’amitié entre nos deux nations remontent à une époque bien lointaine. Sans doute le processus avait commencé au cours des premières décennies du XIX-e siècle et avait continué de plus belle pendant les années 40 et après la révolution (1848).
En 1856, le traité de Paris a placé les principautés unies de Moldavie et de Valachie sous la garantie collective des puissances européenes. En 1859, soutenues par la France, elles ont réalisé leur union en élisant comme prince régnant le colonel Alexandru-Ioan Cuza (1820-1873).

„On n’aime pas son pays parce qu’il est grand, mais parce qu’il est ta patrie”

Le XIX-e siècle et le debut du XX-e siècle marquent aussi un moment ou les liens culturels avec la France se renforcent. On traduit en roumain et on publie les oeuvres de Dumas, Balzac, Maupassant, Hugo et d’autres. La langue française est la langue d’expression et de culture de la noblesse roumaine au XIX-e siècle et pendant la première moitié du XX-e siècle. Correspondance en français, journaux en français, français à la maison, étaient devenues choses courantes dans le milieu intellesctuel.

„Bonne renomée vaut mieux que ceinture dorée”

Anne de Noailles (1876-1933), née Brâncovan, personnalité marquante du monde aristocratique littéraire de la France, la première femme membre-chevalier de la Légion d’Honneur, la première femme-memre de l’Académie royale de Belgique, ne fut pas la seule femme d’origine roumaine qui jouint de l’amitié de plus remarquables artistes de son époque.

Iulia Hasdeu (1869-1888) promet de devenir une nouvelle étoile de la littérature. Ecrivain roumain, d’expression française, I. Hasdeu a fait ses études à la Sorbonne à la Faculté des Lettres. Trois volumes d’ « Oeuvres posthumes » ont été publiés en 1889-1890.

Hélène Vacarescu (1864-1947), exilée à Paris à la suite d’un malheureux conte d’amour avec le prince héritier, le futur roi Ferdinand, porta et mérita pleinement le surnom d’ambassadrice de la culture roumaine en France du à son profond dévouement aux valeurs créatrices de son peuple. Sa contribution est inestimable dans la popularisation des valeurs spirituelles roumaines par des anthologies et traductions d’Eminescu, Goga, Blaga, Minulescu.
 
Mihail Kogalniceanu (1817-1891), écrivain, dramaturge, journaliste, avocat et excellent orateur, commerçant industriel avait reçu une formation distinguée en France et Allemagne. Participant à la révolution de 1848, il contribua  à l’Union des Principautés Roumaines.

Ion Andeescu (1850-1882), peintre de première grandeur, dont la vie a été très brève, a laissé une oeuvre d’une valeur tout à fait particulière. Tout comme Grigorescu, issu d’une famille très pauvre, il eut le meme privilège d’une bourse en France en 1879 et fréquenta l’Académie Julian. Ne supportant pas les rugueurs de formalisme des académistes, il se retira, lui aussi, à Barbizon.

Ion Bratianu (1864-1927), le grand homme politique, ministre des Travaux Publics, premier ministre qui a joué un role de premier ordre dans la réalisation de l’ideal national en 1919. Il a été diplomé de l’Ecole Politechnique de Paris en 1884, pui de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris en 1889.

Constantin Miculescu (1863-1937) qui a réalisé par ses recherches en France la plus exacte détermination de l’équivalent mécanique de la calorie. Sa thèse de doctorat, préparée à la Sorbonne, au laboratoire de physique sous la direction de Gabriel Lippmann est intitulée « Sur la détermination de l’équivalent mécanique de la calorie », publiée en 1891.

Panait Istrati (1884-1935), écrivain roumain de langue française. Il consigna les impressions de voyage en Russie dans ses volumes « Vers l’autre flamme » paru en français en 1929.

Eugène Ionesco (1912-1994), auteur dramatique français d’origine roumaine est un des plus célèbres dramaturges des années ’50-’70 d’après la guerre. La philosophie de l’absurde est à la base de ses pièces.

Emil Cioran (1911-1985), essayiste et moraliste roumain d’expression française. Son oeuvre, lucide, dénonçant toute idéologie ou doctrine, constitue une méditation sur le néant. Cioran a travaillé pour donner non pas un sens mais un style à sa vie, confiant son salut à la voie esthétique.

Alexandru Ciurcu ( 1854-1992) a été un pionnier de la technique des fusées. En 1882 avec Juste Buisson, il a réalisé en Roumanie le projet d’un original moteur à réaction. En 1889, Ciurcu a organisé le pavillion roumain à l’Exposition universelle de Paris.

« Soyez vous-meme, n’imitez personne. Vous avez autour de vous et sous vos pieds des sources vives. N’enviez pas les vieux peuples, mais regardez le votre. »
(Jules Michelet, adressés aux Roumains en 1859)